Thèse d'Hadrien Macq



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Cette thèse propose une analyse des nouveaux espaces de créativité et d’innovation que l’on désigne par des termes comme « innovation ouverte », « incubateurs de start-up », « hackathons » ou « hackerspaces ». Les pratiques des hackers et makers californiens, bricolant de nouvelles technologies dans leurs garages de la Silicon Valley, semblent s’être répandues en Europe. Les processus de recherche et d'innovation, apparaissent ainsi de plus en plus ouverts, participatifs. Cependant, alors que le mouvement maker en Californie s’est développé au travers d’une critique des institutions en place, qu’elles soient économiques ou politiques, cette thèse montre que ce qui se joue en Europe semble être d’un autre ordre. En effet, le développement de technologies par les citoyens y semble a priori articulé à une ambition de développement économique, au sein de discours insistant sur la notion d’économie de la connaissance.

En d’autres termes, dans le contexte européen, le développement de pratiques d’innovation participative semble montrer que des pratiques fréquemment assimilées à un mouvement contre-culturel sont reprises et adaptées à des ambitions politiques de développement économique et d’entrepreneuriat. Dans les deux cas, l’inventivité et la créativité sont érigées au rang d’impératifs. Cependant, alors que cet impératif est véhiculé par des communautés de pratiques grassroots dans la Silicon Valley, sans autre finalité que sa propre complétion, il est véhiculé par des autorités publiques dans le cas de la Commission européenne et de la Wallonie, articulé à des programmes politiques d’économie et d’innovation.

Comment dès lors ces pratiques se développent-elles dans ces contextes ? Comment s’intègrent-elles à des politiques d’innovation qui leur préexistent ? Qui participe aux processus participatifs de recherche et d’innovation, à partir du moment où ils sont promus et mis en place par des autorités publiques ? Ce sont ces questions qui ont guidé la thèse de doctorat d’Hadrien MACQ, qui propose une analyse de l’innovation participative telle qu’elle est promue et qu’elle se déploie à la Commission européenne et en Wallonie.

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